Nous sommes très contents de vous partager la démarche de Laurent Gannac, agrumiculteur mentonnais depuis 20 ans & de son fils Adrien. Ensemble, ils ont fondé La Maison du Citron qui valorise l’incomparable agrume de Menton dans son plus simple appareil mais aussi dans de nombreux produits “comme à la maison” (confitures, vinaigres, etc…). Leurs clients ? Mauro Colagreco et Alain Ducasse. Et bientôt vous.

Citrons de Menton

de Mauro Colagreco

Citrons de Menton : coffret découverte

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Citrons de Menton frais BIO - 4,5kg

54,00 €

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Citrons de Menton : le coffret complet

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Citrons de Menton frais BIO - 6kg

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Laurent Gannac a un super pouvoir : en regardant un terrain broussailleux et rempli de ronces, il peut en percevoir le potentiel… mais également mettre sa prémonition à exécution. Son fils, Adrien, le dit bien lui-même : son père n’a jamais eu peur de remonter ses manches pour “une parcelle pourrie où il n’y a que du travail ; parfois il faut compter deux à trois ans pour refaire les planches, amener de l’eau, clôturer pour les sangliers...”. Bref, quand il faut prendre en main, Laurent prend son pied.


Quand il arrive à Menton, le super-pouvoir de Laurent Gannac est déjà efficace : son futur sera là, au coeur de ce vallon abandonné. Il s’y installera définitivement en 91 et attaque sa première parcelle, puis la deuxième. Déjà, il est persuadé que les agrumes lui permettront de prolonger l’avenir, quand il s’agira de lever le pied. Alors, il en plante. Mais à cette époque-là, et dans ce coin, cette nouvelle casquette d’agrumiculteur ne soulève pas les ardeurs. Les années 70 sont passées par là et la mondialisation aussi. Pétrochimie et Roundup sont les deux meilleurs amis de l’agriculteur. Bref, Laurent est clairement à contre-courant. D’ailleurs, les Mentonnais ont tellement souffert de leur citron que personne n’y croit plus.


En arrivant dans le Sud-Est, Laurent Gannac ne connaissait que le citron espagnol : avec le mentonnais, il découvre le goût du véritable agrume. Celui qui n’autorise aucun retour en arrière. Comme la découverte d’une vraie fraise ou d’une bonne tomate. D’ailleurs, comme lui, de plus en plus de Français réclament un mieux manger. Et puis les premiers cuisiniers et les premiers transformateurs commencent à soutenir sa production, lui permettant ainsi d’avoir des clients réguliers et suffisamment de volume pour “sortir du département”. 


En octobre 2015, l’IGP est enfin reconnue et permet une entière traçabilité. Les producteurs doivent justifier la variété, la zone géographique -à moins de 7km du bord de mer, et de 390m d’altitude-, la parcelle, la méthode de culture… jusqu’au jour de cueillette. “Comme ça, impossible de tricher sur la traçabilité” résume Adrien.


2015, c’est aussi l’année où Adrien finit ses études, entamées cinq ans plus tôt. Adolescent, Adrien était sûr d’une chose : il ne choisira pas la carrière de son père, lui qui a les mains dans la terre de 7h à 20h, pour un salaire au-dessous du seuil de pauvreté. Adrien rêve plutôt de temps libre et d’une vie de famille. Pourtant, durant ses études, il sera rattrapé par les citronniers. En même temps, Laurent avait planté ses premiers pieds l’année de naissance d’Adrien. Drôle de signe pour qui croirait au destin.

Le fruit de Vivaldi


🎵 Peut-être que le citron de Menton a servi d’inspiration au grand maestro Antonio ? Car son petit surnom, c’est celui de citron "4 saisons". Il s’explique par sa floraison très importante au printemps, remontante en période estivale et à nouveau soutenue sur la fin de l'automne. Les fleurs, les fruits verts et les fruits mûrs peuvent donc se côtoyer sur un même arbre. Le citronnier de Menton 4 saisons peut, lui, conserver sur l'arbre un fruit à maturité pendant encore plus de 8 mois, contrairement aux autres arbres fruitiers pour lesquels les agrumes vont chuter dès le printemps, avec la reprise de la végétation.


Quelques chiffres en passant


80 000 : c’est le nombre de citronniers que comptait Menton au 18ème siècle (qui couvraient environ 30% de la surface de la ville et produisaient environ 4 000 tonnes de citrons)


2600 : le nombre de citronniers mentonnais en 2020


250 : le nombre de citronniers qu’Adrien et son père cultivent aujourd’hui


1000 : le nombre d’arbres qu’ils souhaitent planter d’ici 3 ans.


15 ans : de combat pour obtenir l’Indication Géographique Protégée pour le citron de Menton. Cette dernière est reconnue en 2015 : elle permet d’éviter la fraude en garantissant une entière traçabilité. Les producteurs doivent justifier la variété, la zone géographique -à moins de 7km du bord de mer, et de 390m d’altitude-, la parcelle, la méthode de culture… jusqu’au jour de cueillette.


300 : jours de soleil par an à Menton ! Les citrons bénéficient donc de ce temps d’exposition… combiné à une fraîcheur hivernale. Ce combo gagnant provoque une poussée de sucre et d’huile essentielle dans sa sève.


0 : rictus d’amertume sur votre visage en dégustant ce citron avec l’écorce. Promesse garantie quand vous tenterez l’expérience.

Présentation du producteur :