Les veaux tigres

de Jacques Abbatucci, servis chez Christophe Bacquié

Cette vente, on en est très fiers pour plusieurs raisons. D'abord, c'est un membre qui l'a rendue possible en nous présentant Jacques Abbatucci (merci Dumè F !). 


Ensuite, Jacques Abbatucci et son fils Antoine sont l'incarnation de ce qu'on souhaite véhiculer à travers le Club MoiChef : rien à cacher, tout à montrer (on a même visité l'abattoir), une vraie cohérence et réflexion globale sur son exploitation, une protection du terroir, un respect du bien-être animal, bref une vie dédiée à son élevage. Et donc (évidemment) une viande exceptionnelle. 


Enfin, les membres du Club MoiChef feront partie des tout premiers réceptionnaires "sur le continent" puisque Jacques et son fils viennent d'ouvrir leur boutique en ligne et de mettre en place la livraison Chronofresh (plutôt rare en Corse). Bref, bravo le veau (tigre !)

En vente sur le Club MoiChef :

Caissette découverte 3kg - Vache Tigre

Caissette découverte 3kg - Vache Tigre

Prix Club :

75,00 €

Caissette Gourmande 10kg - Vache Tigre

Caissette Gourmande 10kg - Vache Tigre

Prix Club :

225,00 €

Caissette Famille 5kg - Vache Tigre

Caissette Famille 5kg - Vache Tigre

Prix Club :

125,00 €

Présentation du producteur :

Jacques Abbatucci a les yeux aussi bleus que la mer voisine, le visage aussi buriné que la terre qu’il a travaillée pour ses vaches. Ce projet, il lui occupe l’esprit depuis son plus jeune âge : «J’ai une cervelle pas nette, si j’ai un problème je ne dors plus jusqu’à trouver la solution ». Il faut croire qu’il y a eu 2-3 nuits blanches car des solutions, Jacques en a trouvé beaucoup : autosuffisance alimentaire, énergétique, impact carbone négatif pour son élevage, compost naturel, construction du premier abattoir à la ferme de France.


Issu d’une dynastie de nobles corses (il détient toujours le titre de comte), Jacques aurait dû œuvrer dans la politique. Mais sa politique, il la mènera à travers ses terres. À la mort de son père, sa mère dirige le domaine familial : vignes, céréales et bêtes. Quand vient le temps du partage, Jacques prend les vaches et les veaux ainsi que la maison familiale de Zicavo, fief historique de la famille.


Son frère Jean-Charles récupère, lui, le domaine viticole. Depuis l’an 2000, Jacques a reconverti ses 500 hectares de prairie et de coteaux en bio. Tout en relançant l’élevage d’une race bovine, quasi élevée en liberté sur ces pâturages.


ZAÏNATA 


Pour ce défenseur du terroir corse, pas question d'élever des Limousines ou des Salers. « J’avais remarqué dans le troupeau de ma grand-mère, ces curieuses vaches à la robe tigrée appelées Zaïnata »  Des années de recherche et de sélection drastique plus tard, la «vache tigre» ressuscitait (ses origines remonteraient à la Brune de l’Atlas nord-africaine). Probablement introduite sur l'île au fil des invasions, cette vache se caractérise par sa robe donc mais aussi par sa petite taille, adaptée aux reliefs escarpés du maquis insulaire.


Elevée depuis des siècles en Corse, elle est aussi accoutumée aux conditions climatiques et à l'alimentation présente naturellement sur le territoire. "J’applique simplement les préceptes qui ont toujours prévalu ici et que l’on a progressivement perdu de vue : choisir une race locale adaptée au terroir dont elle se nourrit". En 2006, Jacques déposera le nom français pour en faire une marque : celle de la vache tigre.

Vache tigre

CONFORT DE VIE 


Sur les 500 hectares certifiés bio, l'élevage des Abbatucci vit tout bêtement sa vie : dans son environnement, en extérieur toute l'année. Sur l'alimentation, la ferme est en autonomie totale de production et les bêtes se nourrissent exclusivement des fourrages cultivés. Par ailleurs, le cycle naturel de l'animal est respecté : pas d'insémination artificielle, pas de traite du lait et pas question de forcer les veaux ni à téter, ni à brouter. Depuis peu, Jacques Abbatucci et son fils ont même réussi à assurer un confort de vie... jusqu'à la mort avec la construction la première unité d'abattage privée française.


Bien sûr, la construction d'un abattoir à la ferme, c'est une somme que tout le monde ne peut pas s'offrir... mais les avantages éthiques en face n'ont pas de prix. D'abord, le fait qu'il soit sur place évite des transports longues distances, forcément angoissants pour les animaux. Et puis comme nous avons passé une journée entière avec les Abbatucci, nous avons pu visiter l'ensemble du bâtiment et une chose est sûre : tout a été pensé, adapté, réfléchi pour minimiser  le stress de l'animal en fin de vie.


BILAN CARBONE NUL


Au-delà de l'énorme travail porté sur l'élevage, une réflexion globale est menée sur l'ensemble de l'exploitation pour atteindre un bilan carbone neutre. Déjà, père et fils ont fait appel à un cabinet d'étude pour mesurer l'impact environnemental de leur ferme. Tout type de pesticide ou fertilisant chimique a été banni de la ferme depuis 2000. 


Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme : de nombreuses partis de l'animal sont ainsi recyclées pour limiter au maximum la production de déchets. Les sabots pour enrichir le compost naturel, le sang dans une recette de boudin, la peau pour de la maroquinerie : bref, à terme, et grâce à l'abattoir, Jacques et Antoine espèrent valoriser 98% de l'animal. Enfin, ils prévoient d'atteindre une auto-suffisance énergétique en 2025 grâce à l'utilisation de bio-carburants issus du recyclage d'huile utilisée et de panneaux solaires qui couvriront les besoins de la ferme.